Communiqué de presse

Le secteur de l'immobilier accélère sur les objectifs RSE - JLL France

Les entreprises, les investisseurs et les collectivités ont un rôle majeur à jouer pour répondre à la demande d’espaces de travail durables.

15 août 2021

Sophie Meynier

Directrice Communication
+33 (0)1 40 55 15 15

15 septembre 2021 - La demande d’espaces de travail durables se voit amplifiée par la pandémie actuelle et conduit entreprises, investisseurs et collectivités à s’engager plus que jamais dans la lutte contre le changement climatique. Selon l’étude de JLL, « Vers un immobilier bas carbone », la décennie qui commence sera une période clé pour décarboner le secteur immobilier. Cependant, la traduction des bonnes intentions en objectifs réalisables nécessitera d’aborder ces sujets avec un esprit ouvert et la mise en place de partenariats.

« Le secteur de l'immobilier est sous les projecteurs. Nous ne pouvons pas parvenir à un monde « zéro-carbone » sans traiter le sujet des immeubles. Alors, quelle est notre réponse ? Pouvons-nous construire un avenir meilleur pour nos communautés et notre monde ? La seule façon est de créer un modèle d'investissement commercial qui intègre l'impact environnemental et social » déclare Guy Grainger, Directeur Monde Sustainability & ESG. « Cela nécessite un changement de mentalité et une approche beaucoup plus collaborative entre les propriétaires et les occupants des bâtiments. »

Le sujet ne fait plus débat chez les acteurs de l’immobilier et l’inaction n’est plus une option.

Dans le cadre de son étude mondiale, JLL a interrogé les dirigeants de près de 650 entreprises et investisseurs mondiaux de premier plan. Ces derniers affirment qu’une de leurs principales priorités est de créer des lieux humains et durables. Ainsi, les entreprises intègrent dorénavant le sujet du développement durable dans leur stratégie et 89 % d'entre elles déclarent que le développement durable est de plus en plus important dans leur stratégie d'entreprise. Les investisseurs immobiliers quant à eux estiment que se concentrer sur la décarbonation est créateur de valeur et un avantage concurrentiel.

La montée de cette thématique dans l’agenda des entreprises et investisseurs s’explique par plusieurs facteurs. Tout d’abord la conviction qu’il s’agit de la bonne chose à faire, qui conduit les acteurs de l’économie à aller plus vite et à être plus ambitieux que les décideurs politiques et à aspirer à des approches partenariales entre les différents acteurs privés et publics. De surcroît, on relève également une véritable prise de conscience du risque financier lié au changement climatique : 83% des entreprises et 78% des investisseurs pensent que le risque climatique représente un risque financier. Aujourd’hui rares sont les acteurs du marché qui pensent encore que l’inaction est une stratégie viable.

Les acteurs du marché français s’inscrivent dans cette tendance mondiale. Lors d’entretiens conduits auprès d’acteurs majeurs du marché de l’investissement français, JLL a noté que le développement durable est dans les agendas depuis déjà plusieurs années et que la démarche sur le sujet est déjà très structurée et opérationnelle. « Alors que le récent rapport du GIEC vient rappeler l’impérieuse nécessité de mettre en place des politiques ambitieuses de réduction des émissions de GES, les investisseurs français répondent présents sur le développement durable. Nous avons constaté lors de nos échanges avec les grands acteurs de la place que leur démarche était déjà très structurée au sein des comités de direction et des comités d’investissement et que de nombreuses initiatives étaient déjà mises en œuvre. » commente Virginie Houzé, Directeur du département Etudes et Recherche de JLL pour la France.

"Les investisseurs français répondent présents sur le développement durable"

Virginie Houzé, Directeur du département Etudes et Recherche de JLL pour la France

Quels obstacles et quels leviers pour répondre aux enjeux durables ?

Le rapport de JLL met en lumière un certain nombre d'obstacles clés à prendre en compte dans le cadre de la démarche vers le zéro carbone. L'un des principaux obstacles est que la demande de solutions immobilières durables, telles que les bâtiments faiblement émetteurs de GES ou neutres, dépasse l'offre sur le marché. L'offre actuelle pourrait ne pas être suffisante pour atteindre les objectifs ambitieux fixés par les entreprises, et le déséquilibre pourrait s'accentuer si de nouveaux bâtiments ne sont pas mis sur le marché. Dans ces conditions de déséquilibre, les opportunités en matière de rénovation sont considérables. Cependant, l'âge et l'obsolescence des bâtiments, ainsi que l'insuffisance des infrastructures urbaines, constituent des défis majeurs. « Lors de nos entretiens avec les investisseurs français nous avons constaté que tous se penchent aujourd’hui sur le sujet de leur parc existant. De par sa structure même, le marché français est constitué très majoritairement d’immeubles anciens qui vont nécessiter des interventions dans les prochaines années pour répondre aux enjeux des émissions de GES. La question clé pour les investisseurs est de trouver la martingale permettant de mettre leurs bâtiments à niveau tout en préservant la rentabilité de leurs investissements. Jusqu’à maintenant la notion de performance environnementale a été prise en compte dans les stratégies d’acquisition et de gestion d’actifs parmi d’autres critères sans être pour autant un motif d’exclusion. Au fur et à mesure que les échéances vont se rapprocher (notamment en ce qui concerne les réductions d’émissions dans le cadre du décret tertiaire), rien ne garantit que la stratégie des investisseurs ne va pas changer et se durcir vis-à-vis des actifs les moins performants. » commente Stephan von Barczy, Directeur du département Capital Markets de JLL en France.

La technologie est l’élément clé de la transition vers le "net zéro". Les données sont le principal catalyseur de l’amélioration des performances environnementales. En effet, des données de qualité et disponibles en temps réel, constituent un véritable levier d’analyse des performances et de prise de décision de manière automatisée. Pourtant, la plupart des investisseurs (55%) et des occupants (50%) décrivent leurs capacités actuelles en matière de données et de mesure comme étant "en développement". Il existe une opportunité considérable de combler le fossé numérique et d'investir dans la technologie, car la dépendance aux données continuera de s'étendre à l'avenir, alimentée par des exigences de transparence et de reporting accrues.

A ce titre, Ramesh Caussy, Directeur Développement durable & Innovation de TETRIS, entreprise du groupe JLL, explique : « L’innovation technologique devient un levier d’action concret qui permettra des réductions attendues en matière de décarbonation. Elle est un allié au service de la production de données fiables et contextualisées en matière d’espaces de travail durables. L’innovation technologique est alors un catalyseur puissant de la transformation vers le développement durable. »

Feuille de route pour un immobilier responsable

L'immobilier peut jouer un rôle essentiel en aidant les entreprises et les investisseurs à réduire leur empreinte carbone. À mesure que les investisseurs et les occupants reconnaissent le rôle qu'ils doivent jouer dans la réduction des émissions de carbone, les intentions vertes se traduisent par des objectifs ambitieux. S’il existe un large éventail de possibilités pour l'immobilier d'aplanir la courbe climatique, pour débloquer la valeur qui se cache derrière ces objectifs il faut une approche bien planifiée.

« Les résultats de notre enquête montrent que les organisations ont été proactives en se fixant des objectifs climatiques, mais que l'exécution n'a pas vraiment commencé pour de bon » déclare Guy Grainger.

Un élément clé pour accélérer le processus de verdissement est un écosystème de partenariats. L'étude de JLL révèle que 81 % des occupants et des investisseurs s'accordent à dire qu'un partenariat solide entre les villes, les entreprises et les investisseurs est essentiel pour mener à bien le programme "zéro carbone". En s'appuyant sur de tels écosystèmes, les gouvernements, les entreprises, les investisseurs et les communautés peuvent plus facilement adopter et mettre à l'échelle les innovations, comblant ainsi le fossé entre l'intention et l'action.

 

"La question clé pour les investisseurs est de trouver la martingale permettant de mettre leurs bâtiments à niveau tout en préservant la rentabilité de leurs investissements."

Stephan von Barczy, Directeur du département Capital Markets de JLL en France

Le parcours de durabilité de JLL

En 2020, JLL s'est fixé un objectif scientifique de réduction des émissions d'ici 2034 et s'est également engagé à atteindre des émissions nettes nulles pour ses propres bâtiments en 2030. Ces engagements sont des jalons pour permettre au groupe d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2040 dans tous ses domaines d’activités, y compris les sites des clients qu'il gère.  


A propos de JLL

JLL (NYSE : JLL) est une société leader spécialisée dans les services immobiliers et le pilotage d'opérations d'investissements. JLL est engagé à façonner le futur de l'immobilier pour un monde meilleur grâce à l'usage de technologies avancées afin de générer des opportunités immobilières fructueuses, des environnements de travail uniques et des solutions immobilières durables pour ses clients, ses collaborateurs et pour les différentes communautés qui composent le groupe. JLL est une société du Fortune 500 ayant un revenu annuel de 16,6 milliards de dollars en 2020, qui réalise des opérations dans plus de 80 pays, et qui compte près de 91 000 collaborateurs au 31 mars 2021. JLL est le nom de marque déposé de Jones Lang LaSalle Incorporated. Pour plus d'informations, visitez jll.com.