Commerce : un 1er semestre contrasté

Description

septembre 07, 2017

L’activité du commerce spécialisé peine à renouer avec la croissance


Si le contexte économique français redevient relativement clément, l’activité du commerce spécialisé peine à renouer avec la croissance, avec des chiffres d’affaires en baisse pour la plupart des types d’enseignes mais également sur tous les formats de commerces. Côté valeurs locatives, si les valeurs prime se maintiennent, les emplacements secondaires continuent de souffrir.

Démarrage en douceur pour le marché de l’investissement

Après 3 années marquées par une activité très soutenue, le marché des commerces a retrouvé un niveau d’investissement plus raisonnable au 1er semestre 2017 avec 1 milliard d’euros investis, un volume en recul de 55 % d’une année sur l’autre. Le faible niveau de rotation des actifs d’une valeur supérieure à 100 M€, principal moteur du marché, est la raison principale de ce tassement de l’activité. Les investisseurs étrangers demeurent présents sur le sol français et pèsent pour près de 45 % des volumes investis en commerce. Actif privilégié des investisseurs, les pieds d’immeubles ont porté le marché ce 1er semestre, avec 550 millions d’euros d’investissement à fin juin. Cependant, on observe un regain de dynamisme sur certaines typologies d’actifs qui affichaient ces dernières années des résultats en retrait : les commerces de périphérie ont ainsi vu leurs volumes décoller, au détriment des centres commerciaux. Le déséquilibre offre/demande, couplé à des taux bas sur les OAT, maintient une pression toujours forte sur les taux de rendement qui s’établissent à 2,75 % pour les commerces de centre-ville, 4,00 % pour les centres commerciaux, et 4,75 % pour les retail-parks.​

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