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Panorama Bureaux Lyon

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Panorama Bureaux Lyon - Perspectives

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Alors que l'INSEE tablait initialement sur une croissance de 0,3 % au 2ème trimestre 2016, le PIB a reculé (-0,1 %) pour la première fois depuis 2014, surprenant la plupart des observateurs. Si certains évoquent un coup d'arrêt pour l'économie française, d'autres voient dans cette baisse un simple passage à vide après un début d'année particulièrement dynamique (+0,7 % de croissance au 1er trimestre).

Principal moteur de la croissance, la consommation des ménages est restée stable au cours des trois derniers mois (0,0 %), après avoir rebondi de 1,7 % au 1er trimestre. Même schéma pour les investissements des entreprises qui, comme anticipé, ont ralenti au 2ème trimestre après une hausse marquée en début d'année, le dispositif fiscal de suramortissement devant initialement prendre fin le 14 avril 2016, avant d'être prolongé jusqu'au 14 avril 2017. La production a, elle aussi, reculé de 0,2 %, affectée par les mouvements sociaux contre la loi Travail aux mois de mai et juin.

Autre mauvaise surprise, celle du chômage qui, après un début d'année encourageant, a connu au mois d'août l'une de ses plus fortes hausses (+1,4 % en un mois) sur les cinq dernières années, avec 50 200 demandeurs d'emploi sans activité (catégorie A) supplémentaires. Pour autant, sur un an, le taux de chômage recule de 0,5 point, représentant 9,6 % de la population en métropole au 2ème trimestre 2016.

Paradoxalement, le Climat des Affaires, qui évolue au-delà de sa moyenne de long terme depuis un an, s'est légèrement amélioré au mois de septembre, atteignant 102 points. Le commerce de détail perd 1 point (de 103 à 102), tandis que les services et l'industrie gagnent respectivement 1 et 2 points. L'indice PMI Markit français est, lui aussi, sur une tendance positive, ressortant à 53,3 en septembre 2016 contre 51,9 un mois plus tôt. L'indicateur de retournement publié par l'INSEE reste malgré tout dans la zone d'incertitude conjoncturelle.

Malgré cette baisse de régime estivale, le gouvernement, s'appuyant sur la bonne orientation du Climat des Affaires et de l'indice PMI Markit, mais également sur une hausse du moral des ménages, maintient sa prévision de croissance pour 2016 à 1,5 %, se montrant plus optimiste que la Banque de France (1,4 %) ou l'INSEE, qui a récemment revu sa prévision à la baisse (1,3 %). Le chiffre annoncé par le gouvernement nécessiterait en effet une croissance d'au moins 0,5 % aux 3ème et 4ème trimestres, un chiffre difficilement atteignable selon plusieurs observateurs.

Marché locatif :

2015 a été une année particulière grâce, notamment, à un second semestre exceptionnel. L'année 2016 continue sur sa lancée et affiche un volume en croissance de 26% par rapport à la moyenne décennale. Le dernier trimestre s'annonce tout aussi dynamique, avec de grandes signatures attendues dans les semaines à venir, portant le volume final projeté à plus de 260 000 m².

L'année 2016 n'est donc plus à faire et 2017 est encore à construire. Les évènements politiques majeurs ne devraient pas impacter la dynamique du marché lyonnais. Après consolidation des fondamentaux, on peut s'attendre à une année 2017 s'inscrivant dans la même tendance. La (sur)performance viendra de la concrétisation, ou non, de très grands projets.

Les livraisons de nouveaux immeubles tertiaires sont limitées cette année, avec moins de 75 000 m² de bureaux attendus sur l'ensemble de l'année, dont près de la moitié ont d'ores-et-déjà trouvé preneur. 2017 sera, quant à elle, une année attendue avec de nombreuses livraisons où le parc lyonnais passera la barre des 6 000 000 de mètres carrés de bureaux.

Les valeurs locatives prime restent globalement stables avec des ajustements sur certains secteurs. Les conditions de marché demeurent équilibrées. Les marges de négociation restent un levier important, avec toutefois des variations significatives selon les quartiers et les types d'immeubles. Une progression des loyers n'est pas attendue dans l'immédiat, il faudra attendre la mise sur le marché de nouvelles offres prime, aujourd'hui encore en projet.​

Marché de l'investissement :

L’agglomération lyonnaise se caractérise, à l’échelle nationale, comme un territoire dynamique et attractif sur le plan économique, ce qui, conjugué à  un contexte favorable aux investissements permet au marché lyonnais de rester un marché privilégié et reconnu par les investisseurs. 
La barre des 900 millions pourraient être de nouveau franchie fin 2016 si le marché reste sur sa bonne dynamique de la première moitié d’année. La performance ou le repli seront en grande partie conditionnés par la mise sur le marché d’actifs de première catégorie, et ce sur toutes les typologies de produits. Le marché est demandeur, ne manque aux propriétaires que la décision de vendre.
De nouveaux projets sont en cours d’obtention de leur permis de construire et devraient piquer la curiosité et l’intérêt des investisseurs. La Métropole de Lyon reste une place référencée et liquide tant pour les acquéreurs nationaux  et internationaux, bien que ces derniers se fassent discrets depuis le début d’année. Point positif, sur un marché en grande majorité animé par des acteurs français, l’agglomération lyonnaise est assez peu exposée à une potentielle baisse de la demande provoquée par le Brexit.
Enfin, le manque de produits dits « classiques » va continuer de maintenir les taux sous pression. ​​

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