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Paris

Commerce : un 1er semestre contrasté


​​​Après deux années de turbulences, marquées par une menace terroriste importante et un climat social tendu, la France semble s’orienter vers un environnement beaucoup plus favorable, avec nombre d’indicateurs au vert : défaillances d’entreprises au plus bas depuis 2008, taux de chômage en France métropolitaine (9,3 %) à son plus bas niveau depuis 2012, croissance anticipée à 1,6 % cette année (sa meilleure performance depuis 5 ans), tourisme qui repart à la hausse... La confiance des ménages, à 108 points à fin juin 2017, atteint quant à elle sa valeur la plus élevée depuis 10 ans, tandis que le climat des affaires dans le commerce de détail, à 105 points, enregistre son niveau le plus haut depuis 2008. A contre-courant, après deux mois de hausse consécutive, la consommation des ménages est en recul de 0,8 % à fin juin 2017.

L’activité du commerce spécialisé peine à renouer avec la croissance

Si le contexte économique français redevient relativement clément, l’activité du commerce spécialisé peine à renouer avec la croissance, avec des chiffres d’affaires en baisse pour la plupart des types d’enseignes mais également sur tous les formats de commerces. Côté valeurs locatives, si les valeurs prime se maintiennent, les emplacements secondaires continuent de souffrir.

Démarrage en douceur pour le marché de l’investissement

Après 3 années marquées par une activité très soutenue, le marché des commerces a retrouvé un niveau d’investissement plus raisonnable au 1er semestre 2017 avec 1 milliard d’euros investis, un volume en recul de 55 % d’une année sur l’autre. Le faible niveau de rotation des actifs d’une valeur supérieure à 100 M€, principal moteur du marché, est la raison principale de ce tassement de l’activité. Les investisseurs étrangers demeurent présents sur le sol français et pèsent pour près de 45 % des volumes investis en commerce. Actif privilégié des investisseurs, les pieds d’immeubles ont porté le marché ce 1er semestre, avec 550 millions d’euros d’investissement à fin juin. Cependant, on observe un regain de dynamisme sur certaines typologies d’actifs qui affichaient ces dernières années des résultats en retrait : les commerces de périphérie ont ainsi vu leurs volumes décoller, au détriment des centres commerciaux. Le déséquilibre offre/demande, couplé à des taux bas sur les OAT, maintient une pression toujours forte sur les taux de rendement qui s’établissent à 2,75 % pour les commerces de centre-ville, 4,00 % pour les centres commerciaux, et 4,75 % pour les retail-parks.​