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Paris

Fusions-acquisitions : 1 décideur sur 4 ne choisit pas les bons leviers pour réussir son projet de rapprochement


Paris, le 12 octobre 2015 - 4 entreprises sur 5 révèlent que l’immobilier de l’entreprise acquise dans le cadre de leur dernier projet de fusion-acquisition était porteur de risques. 1 sur 4 n’avait cependant pas associé son département immobilier aux réflexions liées au projet de rapprochement.

Lorsqu’on leur demande dans quels domaines l’immobilier est le plus créateur de valeur, elles sont près d’1 sur 2 à parler de rationalisation des coûts, de réduction des risques, mais également de facilitation des synergies, et de contribution à l’ancrage de la nouvelle culture et de la nouvelle marque. En pratique, comment une direction financière doit-elle utiliser l’immobilier pour réussir son projet de fusion-acquisition ? Notre dernière étude  fournit, au regard de cette question, de précieux éléments de réponse.

Cette enquête, associant démarches quantitatives et qualitatives, s’appuie sur le retour de plus d’une cinquantaine de porteurs de projets de fusions-acquisitions dans de grandes entreprises implantées en Europe. Elle croise le regard de décideurs issus de directions financières, immobilières, RH, opérationnelles. 
L’étude révèle que l’immobilier, utilisé habilement, peut être un levier de création de valeur dans 4 domaines, contribuant à :

• Maîtriser les risques. En livrant, dès la due diligence, une information de qualité sur les portefeuilles de la société acquéreuse et de la société acquise, afin d’évaluer et d’anticiper les risques associés à la gestion de l’immobilier, qu’ils soient liés : au niveau des loyers et des charges, aux valeurs des sites en propriété parfois déconnectées des valeurs de marché, aux durées d’engagement locatif, aux investissement requis pour mettre à niveau les locaux… « Avoir accès à l’information immobilière en amont de l’opération est essentiel. Dans les cas les plus aboutis, la due diligence immobilière peut aller jusqu’à influencer la négociation autour de la valeur de rachat, voire même constituer une raison de casser le deal lorsque des risques majeurs sont identifiés. » précise Flore Pradère-Saulnier, Responsable Etudes Entreprises chez JLL. 55% des décideurs sondés envisagent ainsi, à l’avenir, d’intégrer la dimension immobilière en amont de l’annonce officielle de rachat, afin de tirer au mieux profit du levier immobilier.


• Optimiser les coûts, tout en garantissant la continuité de l’activité. En planifiant la rationalisation des surfaces occupées et des implantations ; en tirant profit d’un pouvoir de négociation accru ; en montant des opérations de sale & lease back, une foncière... 68% des décideurs considèrent en effet que la situation immobilière de la société rachetée était porteuse de coûts additionnels.


• Incarner la stratégie opérationnelle. En concevant un nouveau scénario d’implantation de l’entreprise et de ses satellites, afin de mettre en œuvre sa nouvelle stratégie et de favoriser la convergence des organisations, au service de la performance.

• Réussir l’intégration, en étroite collaboration avec la direction des ressources humaines. En refondant l’environnement de travail afin favoriser l’établissement des synergies attendues.
 « Mal gérés, en revanche, les bureaux peuvent retarder, voire mettre en péril le succès de l’opération, en générant des coûts et des délais additionnels. 76% des décideurs ayant connu une situation de fusion ou d’acquisition dans les 5 dernières années considèrent ainsi que la prise en compte de l’immobilier dans ce type d’opération est importante ou critique. », ajoute Flore Pradère-Saulnier.

Retrouvez l’intégralité de l’étude « Réussir sa fusion-acquisition. Immobilier, le nouveau vecteur de performance. » en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://www.jll.fr/france/fr-fr/etudes/etude-fusions-acquisitions

 


*Méthodologie de l’étude :
Une démarche en deux temps :
1. Une approche quantitative, dans le but de disposer de données d’appréciation.
Enquête en ligne conduite entre juillet et août 2015 auprès d’une quarantaine de porteurs de projets de fusions-acquisitions. Les répondants sont majoritairement issus des directions financière, RH, opérationnelle. 

2. Et une approche qualitative, visant à confronter les retours d’expérience de grandes entreprises ayant fait le pari de l’immobilier pour optimiser les chances de succès de leurs fusions-acquisitions.  Entretiens d’1 heure conduits auprès d’une quinzaine de porteurs de projets de fusions-acquisitions à travers l’Europe.