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Paris

En France, 1 directeur immobilier sur 5 n’a pas les moyens de répondre à ses objectifs


Paris, le 30 juin 2015 – Aux quatre coins du monde, les directions immobilières doivent répondre à des attentes toujours plus vastes et stratégiques. Cependant, alors que le périmètre de leurs missions s’étend, un nombre élevé de professionnels ont le sentiment que les moyens dont ils sont dotés ne sont pas à la hauteur des missions qui leur sont confiées. L’acquisition de nouvelles compétences clés devient par ailleurs indispensable à la réussite de la fonction. Parmi elles, la vision prospective, l’analyse poussée des données  (big data) et les qualités relationnelles deviennent incontournables. C’est ce que révèle la troisième étude biennale que JLL consacre aux tendances de l’immobilier d’entreprise à travers le monde .

Près de 500 décideurs immobiliers, dont  80 en France, ont participé à l’enquête. Leurs contributions permettent de dresser un état des lieux de l’immobilier d’entreprise aujourd’hui, et de partager des perspectives inédites sur son orientation future
Dans leur ensemble, les réponses des directions immobilières françaises suivent les grandes orientations mondiales. Cependant, deux principaux points de divergence se font jour.

Les directions immobilières françaises voient une dégradation des moyens qui leurs sont alloués. « En France, comme dans le monde, plus des deux tiers des répondants estiment que les responsabilités qui leur sont confiées sont plus étendues qu’il y a deux ans. Les objectifs tactiques et stratégiques s’accumulent et les dirigeants attendent toujours plus de la fonction immobilière. Les dirigeants souhaitent que la composition et la structure de coût du portefeuille immobilier soient repensées, sa flexibilité et la densité d’occupation augmentées, son impact environnemental diminué», explique Flore Pradère-Saulnier, Responsable Recherche Entreprises chez JLL.


Les préoccupations financières restent de premier plan. Aux équipes immobilières est également confié le soin de challenger les besoins en espace exprimés par les équipes opérationnelles, en intégrant les objectifs de développement de ces dernières dans l’élaboration des stratégies immobilières.
Face à ces enjeux, en France, 1 directeur immobilier sur 5 (contre 14 % dans le monde) estime que les moyens dont il est doté ne sont pas à la hauteur des missions qui lui sont confiées. La proportion de répondants s’estimant mal équipés pour répondre aux demandes a en fait doublé depuis 2013, tandis que le nombre de professionnels satisfaits des ressources allouées est en chute libre. Un message clair est ici adressé aux directions d’entreprise
Les synergies avec les autres parties prenantes de l’entreprise sont à la traîne en France.


Les équipes immobilières ne fonctionnent pas en huis clos. Bien au contraire, leurs relations avec les autres parties prenantes de l’entreprise progressent. La France suit plus timidement la tendance. Les interactions avec les autres fonctions transverses - ressources humaines et informatique notamment - prennent essentiellement la forme de coopérations ponctuelles, établies au cours de projets précis.
Si la volonté de collaborer, ne serait-ce que ponctuellement, est bien présente, cet écart doit cependant être perçu comme un point de vigilance, dans la mesure où le succès des projets immobiliers dépend pour une large part de la qualité des relations établies avec les autres fonctions transverses.
Partout, le défi est celui de l’entrée dans l’ère du big data
En France comme dans le reste du monde, le périmètre des missions confiées aux directions immobilières est de plus en plus étendu et les attentes plus sophistiquées et stratégiques que jamais, sans que pour autant les demandes tactiques ne reculent.
« Comparer leur organisation et mesurer leur performance par rapport aux meilleures pratiques mondiales peut aider les directions immobilières à franchir le cap. Cet exercice de benchmark leur fournira en effet une base solide pour établir des objectifs tangibles et une feuille de route claire. Acquérir des capacités d’analyse et intégrer l’usage du big data à leur mode de fonctionnement leur permettra de gagner une longueur d’avance. A ce sujet, 34% des sondés en France, et 41% dans le monde, estiment que leur pratique de l’analyse de données leur permet déjà d’améliorer leur performance. », conclut Flore Pradère-Saulnier, Responsable Recherche Entreprises chez JLL.

Retrouvez l’intégralité de notre étude en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://www.jll.fr/france/fr-fr/etudes/fonction-immobiliere-2015

Méthodologie de l’étude :
Un questionnaire administré en ligne et par téléphone d’octobre à décembre 2014 auprès de professionnels de l’immobilier détenant un rôle décisionnaire. L’étude analyse les réponses des 491 participants dont les entreprises, basées dans 36 pays, comptent plus de 1 000 collaborateurs. Parmi les 80 réponses provenant de France, les trois quarts émanent de décideurs d’entreprises françaises et un quart d’entreprises étrangères basées en France. Cet échantillon recouvre un grand nombre de secteurs d’activités.