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Paris

Environnement de travail : les entreprises d’origine étrangère offrent à leurs salariés des espaces plus dynamiques que ceux proposés par les entreprises françaises


Paris, le 10 juin 2015 - Les salariés travaillant dans des entreprises d’origine étrangère, par opposition à ceux issus de sociétés françaises, disposent généralement d’aménagements plus dynamiques, qui nourrissent leur appétence pour le travail hors des murs de l’entreprise. Ces salariés voient dans leurs bureaux un rôle de facilitateurs du travail collaboratif et de la performance.
Pour autant, leur rapport à leur environnement de travail reste très « instrumental ». Et le sentiment de performance ne rime pas toujours avec un plus grand attachement à l’entreprise.

Notre enquête « Performance des collaborateurs et Environnement de travail », conduite auprès de 609 salariés franciliens, nous a permis de constater que les salariés établissent un lien direct entre la qualité de leur environnement de travail et leur efficacité. Dans le détail, ils révèlent que le bureau idéal est celui qui parvient à offrir de la liberté – en permettant notamment de choisir les lieux et les moments de son travail – pour nourrir l’engagement vis-à-vis de l’entreprise.

Les salariés des entreprises d’origine étrangère témoignent d’une meilleure satisfaction à l’égard de leur environnement de travail.

Notre enquête révèle que les filiales de groupes étrangers sont généralement de plus petites structures, dans l’ensemble mieux desservies par les transports. Elles sont le plus souvent aménagées de façon dynamique : davantage en espaces ouverts (open spaces majoritaires : 74% des salariés travaillant dans des sociétés d’origine étrangère vs. 55% des salariés évoluant dans des entreprises françaises) et recourent plus fréquemment à la réorganisation de leurs bureaux pour s’adapter aux évolutions organisationnelles de l’entreprise (42% des salariés travaillant dans des sociétés d’origine étrangère changent de poste de travail tous les 2-3 ans, contre seulement 30% de ceux évoluant dans des sociétés françaises).

Les salariés travaillant dans ces structures sont par ailleurs mieux dotés en outils collaboratifs et nomades : ordinateurs (64% vs. 54%) et téléphones portables (61% vs. 48%) , visio au poste de travail (24% vs. 14%), etc.
« Les salariés de ces groupes étrangers sont plus ouverts au travail hors des murs de l’entreprise et à la perméabilité professionnel - personnel. Ils travaillent en moyenne 4,3 jours par mois à l’extérieur de leur entreprise (vs. 2,9 jours pour les salariés des sociétés d’origine française) », explique Flore Pradère-Saulnier, Responsable Recherche Entreprises chez JLL.
 61 % d’entre eux travaillent de temps à autre à leur domicile, contre seulement 47% des autres. Ils sont d’ailleurs plus enclins à mélanger sphères personnelle et privée : 75% d’entre eux déclarent ne pas être gênés par le fait d’avoir à traiter des sujets professionnels en dehors des heures de bureaux, contre 63% des salariés travaillant dans des entreprises d’origine française. Ils sont en outre davantage en déplacement chez leurs clients.

 Les salariés des entreprises d’origine étrangère ne sont néanmoins pas forcément plus attachés à leurs entreprises
« Les salariés évoluant dans les entreprises d’origine étrangère ne sont que 53% à considérer que leur bureau favorise le sentiment de communauté, contre 65% des salariés de sociétés françaises », précise Flore Pradère-Saulnier, Responsable Etudes Entreprise chez JLL.

De la même façon, l’attachement physique à l’entreprise, traduit par la volonté de travailler hors les murs, répond essentiellement, auprès de ces populations, à un rapport très pragmatique au lieu de travail : l’entreprise reste à leurs yeux un lieu incontournable de collaboration avec les collègues, et un lieu où l’on se montre, pour offrir la preuve à son management que l’on travaille. Les motivations à travailler en dehors du bureau, outre l’optimisation du temps de transport et la meilleure articulation des sphères privées et professionnelles, sont liées au fait très pragmatique que « mon travail ne nécessite pas ma présence quotidienne au bureau » (46% des raisons citées par les salariés travaillant dans des sociétés d’origine étrangère vs. 36% des autres).

Des nuances qui se traduisent assez directement dans la perception de la culture managériale de l’entreprise : « les salariés évoluant dans des entreprises étrangères jugent que leur management est moins hiérarchique, plus collaboratif, et plus créatif. Donc finalement plus responsabilisant et orienté client… mais également plus court-termiste », conclut Flore Pradère-Saulnier, Responsable Etudes Entreprise chez JLL