Skip Ribbon Commands
Skip to main content

News

Paris

Efficacité au travail : l’opinion des salariés sur le bureau idéal


Paris, le 26 mars 2015 - Une enquête JLL-CSA, intitulée Performance des collaborateurs & Environnement de travail, revient sur les avis, les attentes et la perception de salariés sur l’environnement de travail efficace.
Lorsqu’on demande aux salariés si leur environnement de travail leur permet de travailler efficacement, plus d’1 salarié sur 10 estime qu’il est un frein à sa productivité, et 2 salariés sur 3 disent ne pas être franchement convaincus. Il ressort de notre analyse que le bureau idéal doit savoir concilier sentiment de liberté et attachement à l’entreprise. Une équation à première vue insoluble… ? Éléments de réponse.

Premier enseignement : Les attentes des salariés font écho à la pyramide de Maslow
Afin de pouvoir travailler plus efficacement, 1 salarié sur 3 souhaite que son entreprise améliore la qualité de ses aménagements. Plus généralement, on constate que les attentes en matière d’efficacité suivent une logique toute "maslowienne" :
- D’abord, le besoin de confort dans les espaces de travail (aménagements spacieux, mobilier confortable, capacité de concentration) ;
- Ensuite, les besoins liés au travail collaboratif ;
- Enfin, les besoins plus complexes (estime de soi, liberté).

« Il est donc inutile d’offrir aux collaborateurs plus de flexibilité dans la gestion de leurs temps et lieux de travail si l’on n’a pas répondu de façon satisfaisante au besoin de s’isoler pour se concentrer », commente Flore Pradère, Responsable Recherche Entreprises chez JLL France.
À savoir : dans les environnements de travail actuels, les salariés révèlent que leurs besoins de confort primaires sont globalement satisfaits. En revanche, la bonne articulation entre individuel (capacité à s’isoler) et collectif (sentiment de communauté) correspond à une attente majeure insuffisamment couverte, ce qui nuit à la productivité.

Deuxième enseignement : 1 salarié sur 2 voit dans le "flexi-travail"** un levier essentiel d’efficacité
Les salariés aspirent à une plus grande liberté de choix, à la fois dans les lieux et les horaires du travail.
- 78 % des salariés interrogés estiment que la libre gestion du temps de travail est globalement acquise;
- En revanche, seuls 38 % d’entre eux se sentent libres de choisir l’endroit où ils souhaitent travailler. Autre statistique qui interpelle : 1 salarié sur 2 dit devoir être visible au bureau pour que son manager perçoive qu’il travaille.

« Mais les salariés ont une vision binaire des espaces de travail, souligne Flore Pradère. Ils opposent bureau individuel fermé et open space, sans entrevoir le champ des possibles entre ces deux types d’aménagements. Pourtant, l’entreprise peut mettre à leur disposition nombre d’espaces variés et hybrides permettant de répondre à leurs différents besoins. »
C’est le cas, par exemple, d’un aménagement conçu selon les activités conduites au fil de la journée (activity based-workplace***), qui constitue une alternative séduisante, à même de combler les faiblesses de l’open-space "sec".

À savoir : le seuil critique au-delà duquel l’open space est perçu comme contre-productif est de 30 personnes.

Troisième enseignement : 1 h 45 de temps de trajet aller-retour entre le domicile et le travail, un seuil à ne pas franchir
S’épargner cette perte de temps constitue la première motivation en faveur du travail nomade : les salariés qui passent le plus de temps dans les transports sont ceux qui aspirent le plus à travailler en dehors de leur bureau. « Or, les entreprises n’ont pas intérêt à ce que leurs salariés soient sans cesse en dehors de leurs murs : l’enjeu est bien de créer des synergies, d’encourager le partage et la collaboration, de favoriser l’émulation et l’intelligence collective », signale Flore Pradère.

À savoir : en cas de déménagement, 10 minutes de plus aller-retour, c’est l’effort moyen auquel les collaborateurs sont prêts à consentir par rapport à la localisation précédente, sans que cela n’impacte leur productivité. Le moyen de transport est un facteur discriminant : les usagers des transports en commun n’accepteraient que 6 minutes de temps de trajet supplémentaire. La marge de manœuvre pour l’entreprise est donc infime.

Finalement, le bureau efficace, en offrant le choix des lieux et des temps de travail à ses salariés, nourrit un attachement à la fois "physique" et "de cœur" à l’entreprise.
85 % des salariés qui voient dans leurs bureaux un levier d’efficacité estiment que ces derniers concourent à développer un sentiment de communauté et d’appartenance. Un constat partagé par seulement 26 % de ceux qui ne sont pas convaincus par la performance de leur espace de travail. L’opposition de ces deux populations de salariés se traduit aussi dans le nombre de jours de travail souhaités à l'extérieur de l'entreprise : 5 jours par mois pour les premiers, contre 9 pour les seconds.
 « Les vertus sociales du bureau restent très fortes : c’est un lieu irremplaçable de rencontre et de socialisation aux yeux des salariés. Ces derniers ne désirent aucunement déserter leur lieu de travail. Vouloir travailler hors les murs est essentiellement une réponse à un environnement perçu comme inefficace, et peu favorable à l’équilibre entre vies professionnelle et privée », conclut Flore Pradère.

Retrouvez l’intégralité de l’étude Performance des collaborateurs & Environnement de travail en cliquant sur le lien ci-dessous :
http://bit.ly/1N8rwTE

 

** Flexi-travail : libre gestion du temps et des horaires de travail
*** Activity-based workplace : espaces de travail organisés selon les activités (se réunir, se concentrer, passer un appel, brainstormer, etc.)

Méthodologie de l’étude :
Un questionnaire quantitatif de 25 minutes a été administré en ligne, du 13 au 24 octobre 2014, auprès d’un panel de 609 salariés franciliens travaillant dans un bureau, au sein d’une entreprise et sur un site d’au moins 100 personnes.