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Paris

Transparence des marchés immobiliers : la France occupe désormais la première place en Europe continentale


Paris, le 19 juin 2014 Dans le classement 2014 de la transparence des marchés immobiliers (Global Real-Estate Transparency Index) publié par JLL, la France progresse de 2 places par rapport au précédent opus de 2012 et atteint le 5e rang mondial sur un total de 102 pays.

Considéré comme « hautement transparent » le marché français est le 1er d'Europe continentale devant les Pays-bas (7e) et l'Irlande (9e) alors que l'Allemagne n'atteint que le 12e rang mondial. On retiendra également que la France est le 1er pays non anglo-saxon du classement.

« Bien que faisant partie des leaders depuis plusieurs années, la France intègre le top 10 des marchés les plus transparents en 2006, le 5e rang constitue le meilleur niveau jamais atteint à ce jour par le marché français», explique Virginie Houzé, Directeur Etudes et Recherche de JLL 

Sur l'ensemble des 5 catégories analysées, la France se distingue tout particulièrement sur la partie « Processus de transaction », qui analyse les pratiques de marché, où elle talonne de près les deux n°1 ex-aequo et où elle devance l'Angleterre. « En matière de développement durable le marché français se trouve également de nouveau sur le podium avec l'Australie et l'Angleterre », ajoute Virginie Houzé.

La progression de la France au classement 2014 est à mettre notamment au crédit d'évolutions technologiques comme l'open-data qui ont renforcé la transparence en termes de connaissance des fondamentaux du marché. On pourra citer par exemple la démarche de l'Etat de rendre disponibles certaines informations issues des fichiers de taxes foncières et l'apparition de plateformes de « crowdsourcing » mettant à disposition du public des bases de données bâties sur le modèle collaboratif.

Sur les 15 dernières années, la France est passé d'un statut de marché transparent à hautement transparent grâce à l'amélioration générale de ses scores. Si certains ont très notablement progressé depuis 15 ans, comme la disponibilité de données sur les marchés, notamment grâce à des initiatives comme Immostat, d'autres ont peu évolué. Ainsi, la transparence sur les financements reste faible en France en raison de l'absence de données fiables et accessibles en matière de dette : volume des émissions, conditions des financements, maturités etc.

Bien que sur le podium, la France perd la 1ère place sur le volet « Processus de transaction » notamment en raison de l'instabilité fiscale qui touche particulièrement le secteur immobilier. Il reste ainsi quelques axes de progression pour le marché français pour les prochaines années afin d'atteindre les 3 premières marches du podium.

La notion de transparence est clé dans la compétition que se livrent les principale places d'investissement dans le monde. Elle conditionne en grande partie l'attractivité d'un marché et sa capacité à capter des capitaux internationaux dont les volumes vont croissant. Ainsi, si sur les 136 milliards de dollars investis en immobilier au 1er trimestre 2014 dans le monde, 51 milliards ont été dédiés à l'Europe contre « seulement » 23 milliards pour l'Asie, la transparence des marchés européens y a certainement contribué.

La 8e édition du Global Real-Estate Transparency Index, qui existe depuis 15 ans, mesure le niveau de transparence des marchés dans 102 pays. L'indice est divisé en 5 catégories :

  • mesure de la performance des marchés immobiliers (indices publics, méthodes d'évaluation),
  • l'accès aux données de marché (bases de données publiques, durées des historiques, couverture géographique et par produit),
  • la gouvernance des sociétés cotées, la législation (urbanisme, droit des contrats, fiscalité) et les processus de transaction (qualité de l'information, processus de vente).

L'ensemble de ces éléments est analysé au travers de 115 questions.