Skip Ribbon Commands
Skip to main content

News

Paris

Le volume des investissements hôteliers en EMEA devrait être stable en 2013 à 11 Mds $


Paris, le 6 février 2013 – Selon la dernière étude de Jones Lang LaSalle Hotels & Hospitality, les volumes des investissements immobiliers hôteliers dans le monde ont atteint 31,5 milliards de dollars en 2012, soit une baisse de 5% par rapport à 2011. La région « Amériques » enregistre une hausse de 2,5% avec un volume de 17,5 milliards de dollars investis, tandis que l’Asie Pacifique chute de 22,5% avec 3,3 milliards de dollars.

La région EMEA totalise 11 milliards de dollars investis en 2012 (8,5Mds€), soit un recul de 13% par rapport à 2011. Le marché a souffert du climat économique incertain et de la rareté des solutions de financement.
En France, l’activité est en légère augmentation par rapport à 2011, à 2,2 milliards de dollars (1,7Md€).

Bilan de l’investissement en Europe en 2012

Le Royaume-Uni reste le marché le plus dynamique avec 3Mds$ investis, devant la France (2,2Mds$) et l’Allemagne (1,5Md$).
La majorité des transactions ont eu lieu en Europe de l’Ouest et en Europe du Nord, dans des grandes capitales européennes et des marchés qui ont résisté aux difficultés économiques. Londres, Paris, Amsterdam et les principales villes allemandes ont enregistré des performances solides qui ont soutenu les prix des biens de qualité dans des emplacements privilégiés. A l’Est et en Europe centrale, l’activité est restée faible en raison de la disponibilité limitée de la dette, avec toutefois un fort intérêt pour Varsovie.

Les investisseurs domestiques et européens restent les plus actifs en Europe avec 6,5 milliards de dollars investis, soit 61% du volume total en EMEA. Les investisseurs Moyen-Orientaux arrivent au deuxième rang, avec 1,7 milliard de dollars investi, soit 16% du volume total et 9% d’augmentation par rapport à 2011, notamment grâce à l’acquisition d’un portefeuille de 6 hôtels InterContinental et d’actifs « trophy » tels que le Maritim à Berlin et le Meridien à Budapest. Le reste du volume a été réalisé par des investisseurs internationaux (11%), asiatiques (9%) et en provenance d’Amérique du Nord (3%).

Les actifs dans les villes secondaires sont toujours perçus par les investisseurs comme des actifs présentant un risque élevé dans un marché moins liquide. Les prix y ont été plus compétitifs et ont suscité l’intérêt de fonds d'investissement, de sociétés de private equity et de fortunes privées.

« Même si l'écart de prix s'est réduit car les attentes des vendeurs deviennent plus réalistes au regard de la situation économique, les transactions ont généralement pris plus de temps à se concrétiser. Autre fait marquant : l’hôtellerie s’affirme comme un produit de diversification notable représentant 9% des investissements en immobilier d’entreprise en Europe, certes loin derrière le bureau et le commerce mais au même niveau que la logistique » commente Yves Marchal, Directeur Général Europe du Sud de Jones Lang LaSalle Hotels & Hospitality Group.

Bilan de l’investissement en France en 2012

Le marché français confirme sa bonne tenue dans un marché EMEA qui recule, avec un volume d’investissement en augmentation de 5% par rapport à 2011 à 2,2 Mds$ (1,7Md€).

Toutes les gammes et tous les types de vente ont été concernés, avec une prépondérance des cessions en pleine propriété (70%), mais toujours d’importantes ventes de murs seuls, ainsi qu’un projet de développement emblématique à La Défense (Hôtel Melià).

Les ventes de portefeuilles ont dominé le marché (60%), avec trois grandes transactions portant sur des hôtels Marriott, Intercontinental et B&B. Enfin, le marché est resté très sélectif avec une concentration sur Paris, suivi de loin par des grandes stations de ski et par Cannes.

Même si les Moyen-Orientaux ont confirmé leur fort appétit pour la France, 54% des investisseurs ont été français. Le fait le plus marquant de 2012 tient à la notable progression de l’Asie, avec pour la première fois une acquisition directe chinoise (Renaissance Le Parc Trocadéro).

En termes de profils des investisseurs, les institutionnels, foncières et fonds souverains sont restés des acteurs majeurs, même si les fortunes privées ont été les plus actifs.

« L’année 2012 témoigne d’une grande stabilité des taux de rendements, entre 6 et 7% en croisière, des prix, et des volumes investis. Les principaux investisseurs avaient en commun de tous disposer de fonds propres significatifs, facilitant l’obtention, si besoin, de financement » explique Gwenola Donet, Directrice France de Jones Lang LaSalle Hotels & Hospitality Group.

Perspectives pour 2013

En 2013, le marché mondial sera animé par l’abondance de fonds propres et la forte concurrence sur les actifs « prime » situés sans les principales villes, ce qui devrait porter le volume des investissements à 33 milliards de dollars.
« Les 12 prochains mois pourraient être dans la même lignée que les précédents, même si nous anticipons un rôle plus actif des banques qui seront à l’initiative de quelques ventes « distressed ». Le marché peut se développer si les assureurs et les fonds de pension continuent à être des sources de financement, mais dans l’ensemble nous nous attendons à une stabilité plutôt qu’à une forte croissance de l’activité » précise Yves Marchal.

En EMEA, le Royaume-Uni devrait rester le marché le plus liquide, devant la France. De nombreux investisseurs seront également attirés par les bonnes performances en Allemagne. Les transactions devraient être moins nombreuses en Espagne, les investisseurs adoptant une approche «wait and see», mais la réduction du déficit bancaire pourra accélérer la vente de certains actifs. L’activité italienne se concentrera sur les actifs « Trophy » à Rome et à Milan. En Europe Centrale, le financement des opérations restera difficile et limitera les transactions.

« Malgré la croissance des RevPar dans les principaux marchés européens, les fortunes privées et les fonds souverains resteront sélectifs, attirés par les actifs prestigieux, et privilégieront les investissements capitalistiques à long terme. Nous nous attendons à un intérêt accru de la part des investisseurs asiatiques, notamment Singapouriens, Malaisiens et Chinois. » ajoute Yves Marchal.

En France, les perspectives sont bonnes avec des volumes et des rendements qui devraient rester stables pour deux raisons : d’une part l’amélioration attendue des conditions de financement grâce à l’apparition de nouveaux préteurs ; et d’autre part, la matérialisation dès le premier trimestre d’importantes transactions initiées en 2012, comme la vente du portefeuille d’hôtels de luxe Concorde du Groupe du Louvre finalisée le 1er février dernier.
Paris continuera de focaliser l’intérêt des investisseurs, grâce à la hausse continue des chiffres d’affaires hôteliers, tandis que la Province devrait être animée par des cessions de portefeuilles d’hôtels économiques.

« Le milliard d’euros d’investissement devrait être atteint d’ici mars. Nous anticipons en 2013 un volume stable, voire légèrement supérieur à 2012 aux alentours de 2,3 Mds$ (1,8Md€). » conclut Gwenola Donet.