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Témoignage ORY

​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Témoignage entreprise

Quand l'architecture permet de trouver l'équilibre idéal entre intimité et interaction

focus ORY | Etude | JLL




Jean-Jacques Ory, Architecte​


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« Aujourd’hui, la demande de nombreuses entreprises va dans le sens d’une humanisation des espaces de bureaux : il s’agit d’offrir aux collaborateurs les meilleures conditions de travail possible, en offrant le bon équilibre entre intimité et interaction.​ »​

 

Les bureaux d’aujourd’hui sont-ils les mêmes que ceux d’hier ? Quelles sont les nouvelles attentes des entreprises ? Et en matière de travail collaboratif ?

La liberté de mouvement devient un critère de premier plan, pour lutter contre l’immobilisme lié au travail sur ordinateur. 

On recherche de nouvelles ambiances, on veut réduire les barrières hiérarchiques. Le bureau devient un lieu de vievous y passez beaucoup de temps, vous devez donc vous y sentir un peu chez vous !

Le travail collaboratif répond à la nécessité de concilier efficacité et communication. Il traduit selon moi un désir profond de communication et d’interaction en face-à-faceen réaction aux communications électroniques qui nous submergent aujourd’hui, nous rendant souvent inefficaces.

De quelles façons l’architecture peut-elle répondre à ces nouvelles attentes ?

Les traductions en matière architecturale sont nombreuses :

  • On voit se former des « chapelles » dans les entreprises, des lieux où les gens se retrouvent, échangent, célèbrent les petits comme les grands événements. On positionne désormais ces lieux de communication spontanée et de brassage dans les espaces centraux, au coeur de l’entreprise : atriums, lieux de détente, etc.

  • On travaille sur les parcours et les déplacements. On porte un nouveau regard sur les escaliers et les paliers d’ascenseurs : on en fait des circulations agréables, plus vastes et plus lumineuses. On soigne les rapports entre intérieur et extérieur.​

  • On invente des lieux d’évasion et de respiration, en investissant par exemple dans l’espace de restauration, en créant des balcons et des jardins. En matière de formes, on va vers davantage d’organique, et moins de formes orthogonales : c’est une façon de plus d’introduire de la souplesse et de l’interruption dans les espaces de travail. 

​Enfin, une notion à laquelle j’accorde beaucoup d’importance est la notion de « respectability » : au travers d’espaces bien conçus, de l’investissement dans de beaux matériaux (naturels, qualitatifs, qui donnent envie de toucher et d’expérimenter), du travail sur la lumière et sur la transparenceil est possible de valoriser les collaborateurs, de leur faire sentir qu’on les considère, qu’on fait attention à eux. Ces choix architecturaux sont une opportunité inestimable de lutter contre « l’écrasement » par la masse et par la banalité de l’espace !

 

Finalement, par rapport à ces évolutions, comment concevez-vous le rôle de l’architecte ?

Notre rôle est d’accompagner nos clients dans leurs réflexions, en leur faisant des propositions innovantes, capables de les bousculer un peu. L’idée est d’installer un échange, afin de trouver la meilleure façon de résoudre l’éternelle équation entre créativité, culture organisationnelle et rationalité économique. Car l’innovation en période de crise n’est pas évidente, c’est un investissement auquel toutes les entreprises ne peuvent / veulent pas consentir…​