Skip Ribbon Commands
Skip to main content

Blog Article

SCA et Georgia Pacific : donner corps à une culture commune lors d’une fusion d’entreprises.

Flore.Saulnier@eu.jll.com

​Les mouvements de fusion, d’acquisition ou de restructuration sont des moments privilégiés de prise de conscience de la spécificité de la culture d’entreprise. Par-delà les évidentes différences liées à la nationalité, au secteur d’activité ou aux stratégies économiques poursuivies, la confrontation des cultures révèle au grand jour les aspérités, les atouts et les faiblesses des organisations. Elle peut être l’opportunité d’amorcer les évolutions nécessaires. Mais elle constitue également un important challenge : les différences de cultures d’entreprise seraient responsable de l’échec de plus d’une fusion sur deux. Jean-François Leost, European Product Manager et Marc Specque, Directeur de la Communication de SCA, reviennent en détail, dans notre étude, sur le regroupement de SCA et de Georgia Pacific au sein d’un nouveau bâtiment de bureaux, à Saint-Ouen.

Jean-François Leost, 
Chef du projet de déménagement et European Product Manager

Marc-Specque-SCA
Marc Specque, Directeur de la Communication

Après avoir été Responsable Marketing Canada, puis Amérique du Nord, chez Rhône-Poulenc Fibres, Marc Specque poursuit sa carrière dans le conseil en marketing et stratégie à Paris. Il entre en 1998 chez Shell, où il devient Responsable de la Communication interne pour la section Shell Chimie, puis endosse le rôle de Directeur de la Communication de Shell France. Il poursuit ensuite dans le Groupe Carlsberg, où il est Directeur Communication Corporate France au sein de l’entité Brasseries Kronenbourg. Depuis novembre 2012, il exerce ses fonctions de Directeur de la Communication France chez SCA.

Notre projet « One SCA » fait suite au rachat des activités européennes de Georgia-Pacific, et traduit notre volonté de faire de deux creusets identitaires (suédois et américain) une seule et nouvelle culture.

Le défi consiste à bâtir une nouvelle culture organisationnelle, rythmée sur la transformation rapide de SCA qui, avec cette acquisition, a rejoint les leaders des entreprises de grande consommation en Europe et dans le monde. C’est dans ce contexte que nous avons regroupé l’ensemble de nos équipes, auparavant à Roissy (95) et à Bois-Colombes (92), sur un site unique à Saint-Ouen (93).

L’enjeu : développer la notoriété et l’image de notre marque entreprise. Au départ, SCA était une entreprise de l’industrie du bois, du papier et du carton, tournée vers la forêt. Au fur et à mesure de notre histoire, et notamment avec le rachat récent de Georgia-Pacific, les contours de notre groupe se sont fortement redessinés. A partir des produits de la forêt, nous nous sommes progressivement développés dans les produits d’hygiène personnelle et d’essuyage papier pour les particuliers et les professionnels. Nous sommes devenus une entreprise de grande consommation, cotée en bourse et désireuse de se faire connaitre. Pourtant, le grand public connait peu ou pas SCA : il nous connait surtout à travers nos marques consommateurs (Demak’Up, Lotus, Nana, Okay, TENA…). Or, il est devenu indispensable pour nous de développer notre image entreprise et notre capacité d’attraction auprès de nos cibles, en particuliers:
  • ​Les consommateurs, actuels ou potentiels – en répondant à la nécessité d’informer et de rassurer sur les pratiques et les valeurs véhiculées par SCA à travers sa marque entreprise ;
  • Les talents de demain – en leur donnant envie de venir travailler chez SCA, au même titre que dans une autre entreprise de grande consommation réputée ;
  • Les investisseurs.

Afin d’apporter des réponses à ces enjeux internes et externes, le regroupement de nos équipes au sein d’un bâtiment unique était devenu indispensable.

Ce regroupement devait répondre à un cahier des charges précis :

  • ​Un nouveau site qui soit un « terrain neutre », ni Roissy, ni Bois-Colombes, afin que, symboliquement, aucune des deux entités n’ait le sentiment d’être « absorbée » par l’autre ;
  • Une desserte en transports aisée ;
  • Une localisation porteuse de sens : Saint-Ouen, terre d’accueil de sièges d’entreprises de grande consommation emblématiques (L’Oréal, Danone…) ;
  • Un immeuble étendard : avec actuellement une grande vitrophanie sur notre façade, communiquant sur l’engagement de SCA dans la course autour du monde à la voile la plus exigeante qui soit, la Volvo Ocean Race, avec un équipage 100% féminin.
  • Un bâtiment remis à neuf, respectueux de l’environnement ;
  • Un environnement de travail ouvert pour faciliter la fusion des équipes. Ce choix de l’open space était ambitieux, dans un contexte où une partie des équipes travaillait auparavant en bureaux fermés, individuels ou partagés. Mais après avoir collaboré à distance pendant les deux années ayant suivi le rachat de Georgia-Pacific, le choix de bureaux entièrement ouverts s’est imposé à toutes les strates de l’organisation, top management compris. Pour rapprocher physiquement les équipes, leur permettre de mieux se connaitre et de mieux travailler ensemble. Nous avons d’ailleurs également mutualisé l’ensemble de nos espaces communs et de convivialité.
  • Un environnement « à la carte » et des bureaux qui incarnent notre culture d’entreprise, afin d’attirer et de retenir les talents. Au travers d’aménagements qualitatifs, portant les valeurs de notre entreprise : un mode d’organisation très horizontal, l’absence de lourdeur hiérarchique et l’accessibilité des dirigeants, l’incitation à la prise de responsabilités et l’importance du travail en équipe, l’intérêt que l’entreprise porte à ses collaborateurs… Par-delà la qualité de nos open spaces, cela passe par une atmosphère cosy, des espaces lumineux, colorés et rayonnants, des salles de réunion équipées des dernières technologies, la mise à disposition d’espaces de confidentialité, de lieux de convivialité, d’une salle de gym, d’un restaurant d’entreprise qualitatif… En un mot, des lieux fédérateurs, qui entretiennent la fierté d’appartenance, la convivialité, la communication entre les personnes, l’accessibilité, sans empiéter sur l’esprit et la cohésion d’équipe et l’espace « intime » réservé à chaque collaborateur. Des lieux en capacité de répondre aux besoins individuels, par opposition aux bureaux paysagers des années 90, encore ancrés dans l’imaginaire collectif.

Quelques mois après notre installation à Saint-Ouen, nous pouvons déjà dresser un premier bilan très positif. La nouvelle culture SCA est en marche : les collaborateurs ne se définissent désormais plus comme ex-SCA ou ex-Georgia-Pacific. Notre nouveau siège à Saint-Ouen vient d’ailleurs de remporter le prix de la culture « One SCA » au niveau européen, qui constitue une belle reconnaissance interne du travail accompli, faisant de notre site une vitrine pour le Groupe. Cette phase d’intégration s’étant bien passée, nous pouvons désormais envisager le passage à une vraie transversalité (entre services). L’enjeu pour demain se posera moins en termes d’appartenance à une entité « verticale » (business ou fonction support), qu’à une identification élargie à l’entreprise et à sa nouvelle culture, dans un cadre de référence à la fois français et international.

Retrouvez l’interview complète de SCA, ainsi que les témoignages de nombreux autres Directeurs Immobiliers et DRH sur le sujet dans notre étude complète en cliquant sur l’image ci-dessous.